3.5 GESTION DE LA DEMANDE : POLITIQUE MONÉTAIRE

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Description du cours

Politique monétaire

La banque centrale contrôle la masse monétaire et les taux d'intérêt. Objectifs :

Inflation faible et stable (ciblage de l'inflation) Faible chômage

Réduire les fluctuations du cycle économique Croissance stable à long terme Équilibre externe

 

Le processus de création monétaire (NS)

Les banques commerciales créent de la monnaie grâce au système de réserves fractionnaires.

Expansion des gisements → effet multiplicateur.

 

Instruments de politique monétaire (NS)

Opérations d'open market (achat/vente d'obligations). Exigences de réserves minimales.

Taux de prêt minimum de la banque centrale (taux de base/taux d'escompte).

Assouplissement quantitatif.

Offre et demande de monnaie (NS)

Le taux d'intérêt d'équilibre est déterminé par l'offre et la demande de monnaie.

 

Étude de cas : Baisse des taux d'intérêt de la Banque d'Angleterre (2008)

Durant la crise financière mondiale, la Banque d'Angleterre a abaissé ses taux d'intérêt de 5 % à 0,5 % afin de stimuler l'emprunt et les dépenses.

Objectif : stimuler la demande globale, réduire le chômage et stabiliser l'économie.

Résultat : A permis d'éviter une récession plus profonde, mais la reprise a été lente en raison de la faible confiance des consommateurs et des entreprises.

 

Intérêts réels vs. intérêts nominaux 

Taux nominal = pourcentage indiqué par les banques.

Taux réel = taux nominal – inflation.

 

Politique monétaire expansionniste ou restrictive

 

Expansionniste : taux plus bas → ↑ DG.

Contractionnaire : taux plus élevés → ↓ DG.

 

Efficacité de la politique monétaire

Contraintes :

Taux d'intérêt proches de 0 (trappe à liquidité). Faible confiance limitant les emprunts et les dépenses.

Points forts :

Souple, progressif, facilement réversible. Délais d'action courts comparés à la politique budgétaire.

Limites :

Effet moindre en période de récession profonde. Le ciblage de l'inflation peut entrer en conflit avec les objectifs de croissance et de chômage.

 

Étude de cas : La Banque centrale européenne et l'assouplissement quantitatif (2015)

Face à la faible croissance et à la déflation, la BCE a lancé un programme d'assouplissement quantitatif de 60 milliards d'euros par mois.

Objectif : stimuler le crédit, porter l'inflation à 2 %.

Résultat : une légère augmentation de la croissance, mais les critiques affirment que l'assouplissement quantitatif a fait grimper les prix des actifs et aggravé les inégalités de richesse.



Expliquez comment les banques centrales utilisent les taux d'intérêt pour influencer la demande globale.

À l'aide d'un schéma, montrez comment une politique monétaire expansionniste permet de combler un écart déflationniste. Évaluez l'efficacité de l'assouplissement quantitatif pour atteindre les objectifs macroéconomiques. Discutez des limites de la politique monétaire en situation de trappe à liquidité.



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