Production socialement optimale
Condition : Bénéfice social marginal (BSM) = Coût social marginal (CSM).
À ce stade → efficacité allocative et surplus social (ou collectif) maximal.
Absence d'externalité : D = BPM = BSM et O = CPM = CSM.
À l'équilibre : BSM = CSM → efficacité allocative.
Qopt et Popt : quantité et prix socialement optimaux (les meilleurs pour la société).
Types d'externalités
Externalités : effets indirects sur des tiers résultant des actions de consommateurs ou de producteurs,
car le bénéfice social marginal (BSM) diffère du coût social marginal (CSM).
Externalités positives : avantages pour des tiers découlant d'une activité économique.
Liées à la production. avantages externes liés à la production d'un bien (ex. : R&D, formation des travailleurs).
Liées à la consommation. avantages externes liés à la consommation d'un bien (ex. : éducation, vaccinations).
Externalités négatives : coûts pour des tiers découlant d'une activité économique.
Liées à la production. coûts externes liés à la production d'un bien (ex. : pollution industrielle).
Liées à la consommation. coûts externes liés à la consommation d'un bien (ex. : tabagisme, malbouffe).
Extension NS :
Calcul du surplus du consommateur et du producteur à partir d'un graphique (aire des triangles).
Ressources en bien commun (RBC)
Caractéristiques : Rival mais non exclusif (par ex. pêcheries, forêts).
Non exclusif : il est impossible d'empêcher les gens de les utiliser.
Rival : l'utilisation par une personne réduit la disponibilité pour les autres.
Tragédie des communs : une surexploitation entraîne un épuisement.
Production non durable → externalités négatives.
Durabilité : utilisation des ressources à un rythme permettant leur renouvellement, afin que les générations futures puissent
elles aussi satisfaire leurs besoins.
Étude de cas : La surpêche et la tragédie des biens communs
Les pêcheries mondiales sont confrontées à une surexploitation en raison du caractère non-exclusif.
Demande croissante + faible application internationale → épuisement des stocks de poissons.
Les gouvernements et les ONG utilisent des quotas de pêche et des subventions pour l’aquaculture et les traités internationaux pour gérer la question.
Lien théorie : exemple classique de ressource de pool commun avec des externalités négatives.
Graphiques des externalités : points à retenir
Qm, Pm : résultat du marché (MPC = MPB).
Qopt, Popt : résultat socialement optimal (MSC = MSB).
Externalités négatives : allocation excessive → Qm > Qopt.
Externalités positives : allocation insuffisante → Qm < Qopt.
Une mauvaise allocation entraîne une perte de bien-être (perte sèche).
Défaillance du marché
Se produit lorsque le BSM ≠ CSM, entraînant une surallocation (surproduction) ou une sous-allocation (sous-production).
Efficacité allocative : lorsque le BSM = CSM.
D = BMP = BSM et O = CMP = CSM → efficacité allocative (Qopt)
Termes clés :
BMP : bénéfice privé pour les consommateurs
BSM : bénéfice total pour la société
CMP : coût privé pour les producteurs
CSM : coût total pour la société
Externalités négatives : coûts externes pour la société
Externalité négative de production :
CMS > CMP (coût social supplémentaire).
Qm > Qopt → surproduction.
Perte de bien-être : triangle rose entre CMS et CMP.
Exemple : pollution industrielle.
Externalité négative de consommation :
BSM < BPI (nuisance pour autrui).
Qm > Qopt → surconsommation.
Perte de bien-être : triangle rose situé entre la BPI et
la BSM.
Exemple : tabagisme, émissions automobiles.
Comment tracer n'importe quel graphique d'externalité
Externalité de production → la courbe d'offre se scinde ;
externalité de consommation → la courbe de demande se scinde
Offre = coûts ; Demande = bénéfices
Externalité négative : Qm > Qopt ; Externalité
positive : Qm < Qopt
Le triangle de perte de bien-être pointe toujours vers Qopt
Externalités positives : avantages externes pour la société
Externalité positive de production
CMS < CMP → avantages externes liés à la
production
Écart vertical = valeur de l'avantage externe
Qm < Qopt → sous-production (défaillance
du marché)
Perte de bien-être = triangle rose
Exemples : retombées de R&D, avantages liés
à la formation des travailleurs
Externalité positive de consommation
BSM > BSMp → bénéfices privés de la consommation
pour les tiers
Écart vertical = valeur du bénéfice externe
Qm < Qopt → sous-consommation (défaillance
du marché)
Perte de bien-être = triangle rose
Exemples : éducation, soins de santé, vaccins
Biens méritoires et déméritoires
Biens méritoires : génèrent des externalités positives,
sous-produits → nécessitent une intervention publique.
Exemples : éducation, soins de santé, assainissement.
Biens déméritoires : génèrent des externalités négatives,
surproduits → nécessitent une réduction par l'État.
Exemples : cigarettes, essence.
Externalités négatives de production : réponses politiques
1. Réglementation (normes/publicité) → aucun
graphique requis
Inclut les interdictions, les plafonds, les normes d'émission et
les campagnes de sensibilisation.
Rapide et direct pour réduire les activités nuisibles.
Efficace lorsqu'une action immédiate est nécessaire.
Coûts de contrôle élevés et manque de flexibilité pour
les entreprises.
Aucune incitation à l'efficacité ou à l'innovation.
Risque d'évaluation erronée des coûts externes réels.
Évaluation
Points forts : règles claires, impact immédiat.
Points faibles : coûteux, inefficace, ne favorise pas l'innovation
à long terme.
2. Taxes pigouviennes → illustrées par le graphique
ci-dessous
Taxe indirecte : déplace la courbe du coût marginal privé (MPC) vers celle du coût marginal social (MSC), internalisant ainsi
les coûts externes.
Évaluation
Points forts : efficacité, incitation à l'innovation,
flexibilité.
Points faibles : difficulté à fixer le niveau optimal de taxe ou de plafond,
caractère régressif et complexité de la mise en œuvre.
Externalités négatives de production : réponses politiques
3. Taxe carbone → illustrée par le graphique ci-dessous
Déplace la courbe du coût marginal privé (CMP) vers celle du coût marginal social (CMS) ; internalise les coûts externes en obligeant les entreprises à payer pour chaque unité de carbone émise.
Plus une entreprise émet de carbone, plus la taxe qu'elle paie est élevée, ce qui crée une forte incitation à réduire les émissions.
Encourage le passage à des technologies plus propres et réduit la pollution, sans toutefois l'éliminer totalement.
Évaluation
Points forts : efficacité économique, incitation à l'innovation, flexibilité, génération de recettes publiques.
Points faibles : difficulté à fixer le montant adéquat de la taxe, risque de ne pas corriger entièrement l'externalité, caractère régressif pour les ménages à faibles revenus.
4. Permis échangeables → illustrés par le graphique ci-dessous
Offre fixe déterminée par le gouvernement à Qtp
Les entreprises achètent des permis de polluer au prix P1
À mesure que la pollution augmente, la demande se déplace vers la droite (D1 → D2),
faisant monter le prix à P2.
Les entreprises très polluantes paient davantage ; celles qui polluent peu
vendent leurs permis excédentaires.
Évaluation
Points forts : efficacité, flexibilité, incitation à
l'innovation, plafonnement des émissions totales.
Points faibles : difficulté à fixer le plafond, problèmes
d'application, volatilité des prix.
Externalités de consommation négatives : réponses politiques
1. Command-based policies
Reduce harmful consumption by shifting MPB
→ MSB toward Qopt.
Tools: legislation (e.g., smoking bans), negative
ads (anti-smoking), education (promoting
public transport instead of cars).
Evaluation
Strengths: simple, effective for major
harms, good for addictive goods.
Weaknesses: costly, hard to enforce, limited
impact (MPB rarely reaches MSB), funds
diverted from other priorities.
2. Politiques fondées sur le marché → illustrées par le graphique
ci-dessous
Taxe indirecte : déplace la courbe du coût marginal privé (CMP) vers le haut (CMP + taxe),
augmentant ainsi le prix et réduisant la quantité (Q) vers la quantité optimale (Qopt).
Si la taxe est égale au coût externe,
l'externalité et la perte de bien-être sont éliminées.
Évaluation
Points forts : internalise le coût externe, utilise
des incitations par les prix, génère des recettes pour
des programmes de sensibilisation.
Points faibles : difficulté à mesurer le coût externe
et à fixer le montant adéquat de la taxe, efficacité moindre
si la demande est inélastique, caractère régressif (pénalise
davantage les consommateurs à faibles revenus).
Externalités positives de production : Externalités négatives de consommation : Réponses des pouvoirs publics
1. Fourniture directe par l'État ou subvention →
illustré par le graphique ci-dessous
Objectif : encourager la production de biens générant
des externalités positives en déplaçant la courbe du coût social marginal (CSM)
grâce à une subvention, afin d'augmenter la production jusqu'à Qopt et
de réduire le prix.
Exemple : subventions à la R&D, financement
des énergies renouvelables, soutien à l'éducation ou à la santé.
Évaluation
Points forts : très efficace pour stimuler
une production socialement bénéfique (ex. : R&D).
Points faibles : difficulté à estimer les externalités
et à fixer le montant adéquat de la subvention ; mobilisation de fonds publics rares
(coût d'opportunité) ; risque de parti pris politique
dans l'attribution des aides.
Externalités positives de consommation : réponses politiques
1. Politiques fondées sur la réglementation → illustrées par le graphique ci-dessous
Visent à accroître la demande en déplaçant la courbe du bénéfice marginal privé (MPB) vers celle du bénéfice marginal social (MSB), en direction de la quantité optimale (Qopt).
Exemples : scolarité obligatoire, lois sur la vaccination, campagnes de santé publique.
Évaluation
Points forts : simples à mettre en œuvre, efficaces lorsqu'elles sont légalement imposées (ex. : scolarité obligatoire).
Points faibles : effet limité (le MPB rejoint rarement le MSB), coûts élevés de communication et d'application, risque de hausse des prix ou d'exclusion des ménages à faibles revenus en l'absence de subventions associées.
Externalités positives de consommation : réponses politiques
2. Politiques basées sur le marché : gouvernement direct
prestation ou subventions → illustrées par des diagrammes
ci-dessous
Utiliser des incitations tarifaires pour encourager
consommation de biens de valeur.
Une subvention ou une disposition gouvernementale déplace S →
S avec subvention, quantité croissante jusqu'à Qopt
et une baisse des prix pour les consommateurs.
Exemples : éducation gratuite, soins de santé subventionnés,
eau potable et infrastructures.
Évaluation
Points forts : efficaces dans leur action
forces du marché, accroître l’accessibilité et
consommation, et corriger la sous-consommation
de biens de mérite.
Faiblesses : difficiles à mesurer en externe
avantages ou déterminer la subvention optimale,
impliquent des dépenses publiques élevées
(coût d’opportunité), et peut être influencé
par les priorités politiques.
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